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L’importance de la participation
L’éducation civique signifie comprendre comment fonctionne un pays : qui fait les lois, comment se déroulent les élections et quels sont les droits et devoirs des citoyens. Cette connaissance est essentielle pour se faire une opinion et participer. Comprendre les enjeux politiques permet de défendre ses intérêts, de reconnaître l’injustice et de s’engager activement dans la société. Le mouvement Gen Z au Kenya est un exemple frappant d’éducation civique, montrant comment les jeunes questionnent et influencent les processus politiques grâce au savoir, à la conscience et à l’action.
Gen Z et la Troisième Libération
Le Kenya a une longue histoire de résistance à l’injustice – de la colonisation et du mouvement Mau Mau aux luttes contre les gouvernements corrompus. Même après l’indépendance, des personnes courageuses se sont battues pour la liberté, la justice et la démocratie, mais leurs espoirs ont souvent été déçus par la fraude électorale, la violence policière, la corruption et les inégalités.
Le mouvement Gen Z est une nouvelle vague de protestation. Déclenché par le projet de loi sur les finances de 2024, il s’est rapidement étendu contre le gouvernement, le parlement et l’église – contre un système que beaucoup de jeunes jugent défaillant. Ils réclament une véritable participation, la justice sociale, l’égalité des chances, la transparence et la fin de la corruption.
Cette jeune génération lutte avec détermination – créative, courageuse et bruyante. Elle aspire à un futur juste pour tous. C’est la « troisième libération » du Kenya. Viva Kenya Viva !
« Zillennials » – Une génération démocratique
Après les manifestations de 2024, un changement profond est visible. La génération Z, soutenue par les Millennials, réclame un renouveau politique, la justice sociale et une participation réelle. Grâce aux formes de protestation créatives, aux réseaux sociaux et à l’organisation, ils ont fait pression sur les institutions, entraînant le retrait de la loi et la dissolution du cabinet. Leur protestation s’attaque à un système de corruption, d’abus de pouvoir, de violence policière et de promesses non tenues. Les autorités traditionnelles, les partis et les églises perdent de l’influence. Une nouvelle « politique jeunesse » émerge, rejetant la logique tribale et les réformes vides. Les jeunes veulent de vrais changements, un avenir juste et la mise en œuvre de la Constitution. Marekebisho – correction – est leur principe directeur.
Résistance par l’art
« Que devons-nous faire en tant qu’artistes ? » demandait Chinua Achebe. Au Kenya, l’art est devenu une arme de résistance. Pendant les manifestations Gen Z, les jeunes ont rempli les rues de musique, d’affiches, de danse et d’art visuel.
Cette tradition a des racines profondes : dans les années 1950, Gakaara wa Wanjaũ chantait les chansons Mau Mau contre le colonialisme ; dans les années 1980, le musicien Ochieng Kabaselleh fut emprisonné pour ses chansons critiques. Aujourd’hui, des artistes comme Sabi Wu ou Wadagliz KE abordent des sujets actuels avec des chansons comme Reject Hio Bill, diffusant la protestation à l’échelle mondiale. Les artistes de spoken word comme Ngartia Kimathi et des troupes de théâtre telles que Creatives Garage rendent visible l’injustice sociale.
La Gen Z montre que l’art est protestation – audacieux, créatif, collectif. La musique, le langage et la performance deviennent des outils pour la justice et le changement.
Face à la violence d’État
Le 25 juin 2025, de nombreux jeunes Kényans ont de nouveau protesté contre le projet de loi sur les finances, se souvenant des interventions policières brutales de 2024. Certains ont écrit des nécrologies symboliques, indiquant leur date de mort et demandant à leurs amis un enterrement digne. Certains ont même contacté un célèbre thanatopracteur et payé à l’avance.
Ces jeunes ne veulent pas mourir – ils veulent être entendus. Leurs « derniers mots » ne sont pas un désir de mourir, mais un cri pour la justice et le changement. Ils réclament une vie pleine de sens, de participation et de dignité. Ce que nous voyons n’est pas un « souhait de mort », mais l’expression ultime de courage et de protestation contre un système injuste.
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La conférencière
Je conçois des projets transculturels et les mets en œuvre avec des équipes diverses. Je considère que l’éducation sensible à la discrimination est très importante. C’est pourquoi je propose des formations anti-discrimination et diversité pour les établissements éducatifs.
En tant qu’artiste, j’aime utiliser l’art comme outil pour accompagner les jeunes dans leur développement et la construction de leur identité.
Source
Journaling Kenya’s Gen Z Revolution
Inhalt teilweise erstellt mit Unterstützung von ChatGPT (OpenAI, 2025), https://chat.openai.com